Historique de l’ostéopathie animale

« L'art de la thérapeutique vertébrale est ancien et je tiens en haute estime ceux qui l'ont découvert, tout comme ceux qui de génération après génération me succèderont, et dont les travaux contribueront à l’art naturel de guérir. » * (de articulis) Hippocrate (435 av JC)

Les héritiers de ces travaux décrits par Hippocrate sont aujourd’hui les Chiropracteurs et les Ostéopathes. La spécificité de leurs pratiques tient à leurs principes, à leur concept et à leur positionnement (Voir plus haut « Extrait de l’ouvrage de François Lécuyer Gemeline »).

Directement issue de l’ostéopathie précisément par sa méthode biomécaniste scientifique et cartésienne, l’ostéopathie animale enseignée par Biopraxia de Rennes permet la pratique d’une ostéopathie dédiée aux animaux véritablement concrète et objective.

D’abord pratiquée sur l’homme, la thérapie manuelle mécaniste a été appliquée au cheval par la volonté de quelques praticiens. Ces derniers ont défini la méthode mécaniste équine, fondée sur les mêmes bases et répondant à la même démarche en créant le collège FURIOSO sous l’impulsion d’Eric Droit en 1993 puis le Collège d’étiopathie Animale de Rennes en 2000 dirigé par Eric Droit jusqu’en 2007 puis par François Lécuyer-Gémeline qui promeut l’Ecole d’Ostéopathie Animale de Rennes en Juin 2011.

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 Essai théorique et pratique en ostéopathie animale

« C’est à la fin du 19 e siècle, aux Etats Unis,  que le docteur Andrew Taylor  STILL, «  rebouteux » comme il aimait à se qualifier lui-même,  invente l’ostéopathie.

 En France, cette médecine manuelle holistique*bien connue aujourd’hui du grand public lorsqu’elle est appliquée à l’homme,  a vu son application sur les animaux se développer à la fin du 20e siècle.

Couverture Les chevaux m'on ditIl y a donc environ 30 ans, Dominique GINIAUX,  vétérinaire, l’appliquait aux chevaux et découvrait «la possibilité de questionner directement le corps malade sans autre intermédiaire que les mains». (Les chevaux m’ont dit). Il devint bientôt le pionnier, le porte parole et l’ambassadeur incontesté de ce que l’on pouvait appeler désormais  « l’ostéopathie équine ». Cependant, si sa qualité de vétérinaire à pu lui rendre la tâche plus facile auprès des utilisateurs, il n’en fut pas de même aux yeux de ses confrères*.

Dans la mesure où l’ostéopathie n’était  alors ni réellement connue, et encore moins reconnue, Il dût essuyer des attaques et justifier auprès des institutions vétérinaires de sa légitimité.

* site officiel Dominique Giniaux.

 Depuis, l’ostéopathie équine s’est beaucoup développée en France et dans le monde ; elle est aujourd’hui de plus en plus répandue  tant chez les  professionnels de la filière équine, que chez les particuliers, les  amateurs, les propriétaires et bien sur chez les  compétiteurs ;  Les résultats de cette thérapie manuelle appliquée aux chevaux sont incontestables. L’engouement pour cette approche est maintenant évident, et fait l’objet d’un intérêt chaque jour croissant.

 Le terme « ostéo » utilisé dans les centres équestres, haras ou centres d’entrainement pour qualifier les ostéopathes équins  atteste de cette « reconnaissance de terrain ».

Fort de ce développement, progressivement, ces professionnels ont vu leurs prérogatives  se confirmer et se diffuser aux autres animaux, de compagnie et de production.

Ainsi , Il est devenu  courant , depuis quelques années , de s’adresser à  des cabinets d’ostéopathie canine et féline, et  de voir  des thérapeutes en  bottes de caoutchouc et cottes vertes arpentant les campagnes pour traiter les bovins, ovins et autres caprins.

Le code rural 2014La reconnaissance légale de « l’ostéopathie animale »* par le code rural de notre pays en Juillet 2011, valide dorénavant officiellement le chemin parcouru depuis les années 1980. Epoque où les vétérinaires   côtoyaient  souvent  sur le terrain, ceux qu’on appelait encore, les  rebouteux et les magnétiseurs qui se chargeaient des « soins » alternatifs, alors qu’à cette même époque, les derniers maréchaux experts*,   cessaient définitivement leurs activités.

 Signe des temps, d’une société rurale en mutation où les médecins vétérinaires  remplaceraient définitivement les empiriques thérapeutes alternatifs,  pour animaux : les traditionnels « guérisseurs ».

Cette diversité d’acteurs de la tradition, née de l’histoire  de cette thérapie manuelle rurale, à laquelle, on peut d’ailleurs associer,  certains  ostéopathes et étiopathes pionniers,   a petit à petit, permis une cohabitation de praticiens d’origines et de formations différentes. Ainsi ce qu’on appelle aujourd’hui « l’ostéopathie animale »  est    pratiquée par des ostéopathes vétérinaires, des ostéopathes humains et des ostéopathes animaliers exclusifs*.

Il est à noter que pour une part d’entre eux, ils ont pu combler le vide laissé par la disparition des maréchaux experts.

 

L'ostéopathie Que sais jeS’il est admis que  l’ostéopathie s’adressant aux humains se distingue, particulièrement en Europe, de la médecine conventionnelle (l’ostéopathie .Que sais je), une distinction importante doit également être apportée entre l’ostéopathie à destination de l’humain, et  l’ostéopathie animale.

 En effet, celle-ci revêt des particularités substantielles, de par l’absence d’oralité des animaux,  et l’existence d’une biomécanique de  la quadrupédie,  ainsi que de la diversité des espèces approchées ; Ces caractéristiques rendent inévitables l’émergence  d’une discipline propre,  constituée de son  champ de compétence, tout en conservant les principes fondateurs communs  à la pratique sur l’homme  de l’ostéopathie.

De la même façon, il parait évident que l’ostéopathie animale ne peut être associée à une spécialité vétérinaire  du seul fait qu’elle s’adresse aux animaux. Il en est de même pour nos confrères ostéopathes humains qui, parfois, l’envisagent comme une activité complémentaire à leur cabinet médical.

En fait, l’ostéopathie animale  en plein essor, a davantage été structurée au fil du temps par des techniques  et des savoir-faire que par les concepts ostéopathiques fondateurs qui la définissent aujourd’hui. Ses racines profondes, déjà évoquées, issues des guérisseurs, expliquent parfois un réel manque d’intérêt pour  certains praticiens, des origines ostéopathiques conceptuelles originelles.

 Pauvreté philosophique et conceptuelle, retrouvée également,  dans nombre d’enseignements, tant en « humain » qu’en formation post graduate d’ostéopathie  pour vétérinaires, que dans de nombreux établissements assurant des cursus «  Post Bac » en ostéopathie animale.

Dominique Giniaux disait dans l’un de ses textes que : « L’ostéopathie ne se définit pas par les manipulations, c’est une conception différente de l’équilibre et de la santé d’un organisme … »

Si les particularités de l’ostéopathie animale rendent cette médecine tout à fait spécifique, et ceci d’une façon très évidente, au même titre qu’un médecin allopathe est différent d’un vétérinaire, ou en poussant encore plus loin, qu’un dentiste équin l’est d’un stomatologue.